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Une pratique naturelle, existant depuis bien avant que l’être humain ait commencé à la conceptualiser, risque de faire couler de l’encre [1]
dans les temps à venir.
Il s’agit de pédo-épuration plus communément nommée géo-épuration, à tort ou à raison, ceci fera l’objet d’un autre débat dans les réseaux d’initiés et les ministères.
Jusqu’à présent les textes de loi reconnaissent le pouvoir épurateur du sol,
c’est clairement précisé une nouvelle fois au troisième alinéa de l’article 6 du nouvel arrêté du 7 septembre 2009 fixant les prescriptions techniques applicables aux installations d’assainissement non collectif recevant une charge brute de pollution organique inférieure ou égale à 1,2 kg/j de DBO5, ouf.
Le pouvoir épurateur du sol est un principe naturel.
Il n’aurait nullement besoin de norme si l’acteur était conscient des processus naturels, de ce qu’il utilise en amont comme de ce qu’il rejette en aval.
Mais nos sociétés utilisent maintenant le terme « naturel »
comme argument de vente et non comme principe de fonctionnement. Elles considèrent le citoyen comme irresponsable, à tort ou à raison, donc tout naturellement nos dirigeants vont chercher à encadrer ce pouvoir, à vérifier qu’il soit bien exécuté.
Ils vont devoir créer des appareils permettant de mesurer son efficacité, fournir des outils aux agents chargés de le faire appliquer.
À ce pouvoir (nous parlons toujours du pouvoir épurateur du sol) nous allons attribuer tout un arsenal de technologie, création, transfert, formation, marquage, normalisation, valeur ajoutée… Ce pouvoir pourra ainsi entrer dans le cadre du développement durable, participer à la marche du monde moderne, créer des emplois, de la plus value, du profit.
Nous nous retrouvons face à une opportunité pour mettre sur le marché une nouvelle gamme de produits, de labels, de numéros d’agrément, de plaques d’identification.
Le futur client, séduit par le concept, pourra les ajouter à son panier l’esprit tranquille.
La partie n’est pas gagnée pour les prêtres du temple et ses marchands. De plus en plus de groupes humains vivant à la surface de la terre mère, la « pacha mama »
comme l’appelle certaines populations indigènes minoritaires, ont conscience que l’important n’est pas de soigner la phraséologie pour faire passer la pilule mais d’appliquer dans ses actes la cohérence avec ses idées.
Pour exemple ces quelques images de réalisations simples et efficaces permettant de traiter ses eaux grises [2] en zone rurale, péri-urbaine voire urbaine lorsqu’on dispose d’un minimum de terrain. Il va sans dire que ces nouveaux produits n’ont reçu aucun type d’agrément en France, ils sont de ce fait sous l’irresponsabilité de leurs concepteurs.
En zone à forte densité de population la question est plus complexe mais avec un minimum de volonté il est possible de trouver des solutions, pour preuve cet exemple de traitement dans un quartier d’Oslo, intégration parfaite dans le paysage urbain.
Ce filtre planté prend en charge les eaux grises d’une centaine d’habitants sur moins de cent mètres carrés et les traite de manière plus efficace que nos stations d’épuration sans en avoir les désagréments que représentent des rejets chargés dans les milieux aquatiques et l’odeur !
