Anne-Claire Bulliard de Radio France Internationale a mené l’enquête qu’elle nous livre le 5 mai 2009 dans une émission au titre prometteur « Assainissement écologique à Ouagadougou : tout se transforme ! »
Elle nous explique les raisons pour lesquelles « l’Union Européenne a financé un projet pour fertiliser les sols avec des engrais issus de déchets humains…. Le Burkina Faso est confronté à des problèmes sanitaires mais aussi de sécurité alimentaire ou encore d’environnement. »
On peut supposer que l’Union Européenne finance des projets qui ont du sens, pourquoi ce type de projet serait réservé à certains pays du Nord de l’Europe, d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine ou encore aux écologistes ruraux de France ?
Pourquoi ne pas développer de tels projets chez nous, y compris en zones urbaines et péri-urbaines ?
Ici comme ailleurs nous sommes confrontés à :
des problèmes sanitaires – pathogènes, virus, résidus médicamenteux rejetés par les toilettes à eau dans les réseaux d’égout, non traités par les stations d’épuration et que nous retrouvons dans les eaux de boisson, d’élevage et de baignade,
un abaissement de la fertilité des sols et une dégradation de la couche d’humus qui ne peuvent être compensés par l’usage de fertilisants de synthèse [1]
une dégradation de notre environnement révélée par la contamination des milieux aquatiques et des sols,
un risque croissant de perte de sécurité alimentaire.
La France du Grenelle 2, pays européen aux discours fournis tendance développement durable, trouverait elle inadaptée des systèmes qu’elle co-finance dans ses anciennes colonies ? Faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais !
L’information sur l’assainissement écologique devient chaque année un peu plus accessible au public. Quand allons nous prendre conscience du problème et l’attaquer à bras le corps ?
